Un PSC, Plan Stratégique Communal, voilà ce que le ministre Furlan veut rendre obligatoire pour les communes après les élections de 2012.

Un PSC élaboré pour la législature en Conseil communal, voire avec des citoyens, afin de rendre transparente l'efficacité de la gestion du Collège des bourgmestre et échevins.

Autant dire qu'après avoir déjà constaté le manque d'un schéma directeur par échevin et pour la commune dans mes billets précédents, autant dire, donc, que je suis content de cette évolution.

Déterminer les priorités, définir une politique de gestion des ressources humaines plus adaptée en évitant une politisation dans les engagements et les promotions, lesquelles seraient uniquement basées sur les performances, l'efficacité, la qualité du travail.

Un secrétaire communal qui devient un directeur général et un receveur communal qui devient un directeur financier et qui travailleront sur un "contrat d'objectifs" (le PSC) dans le cadre d'une démarche continuée de gestion des performances fondée sur des indicateurs et tableaux de bord.

C'est le b a ba d'une démarche de qualité classique.

L'Union des Villes et Communes trouve ce plan stratégique global judicieux.

Outil d'anticipation, de cohérence et de gouvernance, traduction de la déclaration de politique communale, un programme stratégique communal permet aux décideurs locaux de rencontrer les besoins de développement de la commune au cours des années à venir. Il leur permet de mieux structurer, hiérarchiser et implémenter leurs politiques.

L'élaboration et la mise en œuvre d'un plan stratégique communal permet aux autorités locales de:

  • professionnaliser la gestion communale par une démarche stratégique et transversale, efficacement déclinée en objectifs opérationnels, puis en actions et priorités auxquelles il faut affecter des moyens humains et financiers;
  • avoir une vision à moyen/long terme du développement de la commune; la dynamique est appelée à se poursuivre et à évoluer d'une législature à l'autre;
  • fédérer les différents plans existants déjà dans la commune sous un tout cohérent;
  • permettre un dialogue plus dynamique, structuré et constructif avec les citoyens;
  • planifier les ressources et prioriser les actions de manière plus réaliste et établir un plan financier adéquat;
  • impliquer les agents communaux et les fédérer autour d'un projet mobilisateur;
  • impliquer différents partenaires locaux et paralocaux et les fédérer autour d'un projet mobilisateur;
  • permettre une vue transversale, décloisonnée, coordonnée, voire supracommunale des différents projets.

Voir ICI

Une subvention est prévue pour les premiers projets pilotes 2012-2018.

Cette évolution de la gestion communale aura - enfin devrait avoir - des répercussions sur le choix des futurs élus en tout cas pour des postes de bourgmestre, d'échevin.

J'écris "devrait avoir" pour tenir compte de la crédulité et de la balourdise de certains électeurs qui ne votent pas avec un esprit critique mais uniquement avec des filtres devant leurs yeux.

Ils/elles (bourgmestre et échevins) devront avoir les compétences, les capacités de pouvoir élaborer un tel plan stratégique pour les matières dont ils/elles seront responsables pour ensuite avoir la capacité d'élaborer un plan stratégique transversal et être capable de s'inscrire dans un projet commun global (dur dur pour les égos sur-dimensionnés).

La stratégie d'attribution des matières communales -  ainsi que leur définition - devra sans doute être revue également pour éviter, par exemple, qu'une même matière ne soit répartie entre plusieurs échevins.

Va bien falloir se pencher sur la capacité  de nos édiles à élaborer leur plan stratégique.