Les élections communales de 2012 se rapprochent. Et déjà les partis politiques prennent quelques dispositions.

Ainsi, l'Avenir nous apprend que le bourgmestre Philippe BONTEMPS envisage très sérieusement de créer une liste qui serait sobrement intitulée : "liste du bourgmestre".

"Qui serait", écris-je, car le CDH compte ses nostalgiques du sigle CDH pour lesquels la carte du parti doit demeurer un sésame, un titre garant d'un traitement prioritaire. Tandis que le bourgmestre voit dans l'absence du sigle CDH - comme cela se fait dans la très grande majorité des communes luxembourgeoises d'ailleurs - une opportunité d'accueillir des "candidats d'ouverture", comme on dit, plus attirés par un projet que par un système particratique.

Dans l'article de l'Avenir, on peut lire cette phrase du bourgmestre : "Nous en avons discuté à bâtons rompus et tout est désormais aplani."

Traduire : "ça a gueulé ferme" entre "camarades" et certains sauront s'en souvenir.

Cette liste devrait être orientée plutôt centre droit, à première vue.

En face, le partenaire PS fourbit également ses armes.

Jean-Marie CARRIER annonce déjà son retour au niveau local.

Pour la petite info, on notera que le nombre de députés provinciaux passera de 6 à 4 à la Province du Luxembourg pour l'élection de 2012. Faut-il y voir un lien de cause à effet ??

"Nous allons montrer tout ce que le PS a pu apporter lors de cette législature à tous niveaux de pouvoir" déclare le député provincial.

Certes, mais le plus intéressant serait quand même de connaitre les réalisations au niveau local. Et on ne peut pas dire que, même dans le Bulletin communal rubrique "Carte blanche", la priorité soit donnée à ce genre d'infos.

Le communiquant engagé va donc pouvoir se pencher sur le site du PS local, en construction depuis 2005-2006. Cette remarque est valable également pour celui du CDH d'ailleurs.

La liste devrait être orientée plutôt centre, mais centre gauche ou centre droit ? J'hésite - et ce n'est pas une coquetterie - en l'absence de réelle information sur le fonctionnement du PS comme partenaire de majorité. Car il ne suffit évidemment pas de se déclarer socialiste pour l'être. On a bien vu un conseiller MR (PRL en 2000) adoubé PS en 2006, puis siéger comme indépendant en 2010, non ?

Pas de doute, les prochains mois vont nous voir informés, c'est donc le moment de fourbir son sens critique pour lire tout ce qui va nous être donné à lire.