Le Soir, dans son édition de ce mardi 24 octobre, consacrait un article à Philippe Bontemps, le nouveau bourgmestre de Durbuy.

Le journaliste fait la même analyse que celle que j'ai faite sur ce blog : cabanage certes mais surtout gestion rigoureuse et éthique des responsabilités scabinales, ont rendu ce succès possible.

Une petite rectification me semble-t-il, sauf erreur de ma part, d'un commentaire de M. Bontemps qui déclare au journaliste : "le bourgmestre n'est pas le responsable de tout. Il gère la Ville avec une équipe. Chaque échevin a des attributions. A lui de mener à bien ses dossiers."

En principe, en droit, c'est le bourgmestre qui détient tous les pouvoirs. Les échevins sont ses délégués.

De plus, même si chaque échevin a des attributions, toutes ses décisions doivent obligatoirement passer par le Collège et en outre, il ne peut commettre un écrit qui ne passe par le Collège et qui ne soit, de plus, signé par le secrétaire communal.

Un échevin ne peut donc agir seul. Excepté dans quelques cas comme : le bourgmestre qui prend un arrêté de police ou l'échevin de l'état civil pour refuser un mariage par exemple.

Donc normalement, chaque membre du collège des bourgmestre et échevins sait ce que chacun des autres membres fait ou entreprend puisque les décisions ne peuvent être QUE collégiales.

En cas de faute, même si la responsabilité est collégiale, chaque échevin répond personnellement de ses actes devant un juge.