Mon Durbuy Blog

Blog citoyen d'un durbuysien

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6 mars 2012

Pays de Famenne : le réseau de voies lentes cyclables.

C'est tout nouveau, l'ASBL Pays de Famenne vient de mettre en ligne son site dédié au vélo sur les voies lentes. Voir  ICI

Pour mémoire, l'Asbl regroupe six communes : Marche-en-Famenne, Rochefort, Durbuy, Hotton, Nassogne et Somme-Leuze afin de :

  • créer de l’emploi, améliorer l’adéquation entre la demande et l’offre de travail ;
  • promouvoir la compétitivité économique, mettre en valeur les savoir-faire et les atouts du “Pays” ;
  • renforcer l’offre touristique ;
  • assurer les services dans les zones rurales ;
  • accroître l’efficacité des transports publics, réguler le trafic, développer les voies lentes.

Et donc, dans le cadre du développement des voies lentes, des circuits touristiques ont été élaborés sur le concept des balises points-noeuds bien connu en Flandre, aux Pays-Bas, en Allemagne. Ces circuits "balises points-noeuds" peuvent être connectés aux RAVEL (Ravel de l'Ourthe, Ravel de Houillet-Givet, Ravel Ciney-Modave, Ravel Hotton-Marche)

On peut s’imaginer une toile d’araignée, dont tous les croisements, appelés « points-nœuds » sont numérotés. A chacun de ces croisements se trouve un panneau avec une carte du réseau et le numéro de l’endroit où l’on se trouve.

Des balises directionnelles indiquent les différents tronçons, proposés au départ de ce point-nœud, vers d’autres croisements, également numérotés.

Il est donc possible de choisir chaque fois, la direction que l’on souhaite prendre. Ce système permet un nombre quasi illimité de possibilités et de variantes.

L’indication de la distance entre les points-nœuds permet de définir la longueur de la randonnée que l’on souhaite faire, en additionnant tout simplement les différents kilométrages. Source

Les circuits actuellement balisés ou en cours de balisage sont visibles ICI

Un circuit "boucle des Mégalithes" est en place depuis peu (très peu même).

bouclemegalithes.png

Source

On notera que le point 63 correspond au Centre d'Accueil et d'exposition de Hottemme identifié comme site remarquable. Une balise 63 demandée par le Bourgmestre dans le cadre de sa volonté de synergie Hottemme - Wéris.

2 mars 2012

La Ferm'hier : une ferme pédagogique bio. (2/2)

Suite de la partie 1.

Le projet d'une ferme pédagogique bio "la Ferm'hier" arrive sur la table en 2009.

Ce sera Lise HENRICOT qui s'en occupera, légitimée par son diplôme d'institutrice.lise01.png

Mais il nécessite des pré-requis :

  • Une étude de marché doit être réalisée,
  • Un nouveau bâtiment doit être construit,
  • Une formation à la gestion spécifique d'une ferme pédagogique doit être suivie,
  • Des contacts doivent être pris avec l'ASBL "Accueil Champêtre en Wallonie", l'Association professionnelle d’agritourisme qui aident les agriculteurs à proposer un encadrement de qualité et le développement d'une activité d'accueil à la ferme et à la campagne !

henricotsalle.png

Le nouveau bâtiment sera construit en ossature bois basse énergie, toujours dans la même exigence de qualité car pour les HENRICOT, si  produire c'est bien, produire de la qualité c'est mieux).

Le bâtiment comprend une salle d'accueil, des vestiaires et des sanitaires. 

La salle donne accès directement à une partie des étables qui est utilisée pour le travail pédagogique avec les enfants.

Lise suit la formation en gestion spécifique de la ferme et fait son stage à la coopérative fromagère de Fisenne, la Fromagerie des Tourelles

Elle suit également une formation Accueil champêtre pour les fermes pédagogiques (35 en Wallonie)

Dans les deux ans après l'ouverture, Préventagri doit vérifier la conformité aux normes des installations.

En juin 2011, toutes les conditions sont réunies pour ouvrir la ferme pédagogique bio.

Un partenariat  est établi avec le domaine de Villers Ste Gertrude qui organise des classes vertes.

Lise HENRICOT participe également au projet pédagogique Léo, voyage au centre de l'agriculture qui sera présenté à la presse en décembre 2011. 

Une série de posters reprend les informations de ce projet pédagogique.

henricotsalle2.png

Quelques mois d'expérience ont déjà permis à Lise HENRICOT de se rendre compte de la nécessité pour les enfants du primaire de bénéficier d'une visite dans une ferme pédagogique, tant il existe une méconnaissance de l'origine de certains produits alimentaires.

Depuis quelques temps, un char à bancs a été acheté. Il permet de :

  • Visiter les champs de la ferme HENRICOT pour montrer aux enfants les cultures céréalières spécifiques du bio,
  • Visiter les sites mégalithiques et d'entendre les légendes locales qui y sont associées,
  • Visiter le poulailler bio.

Les idées ne manquent pas pour augmenter les activités proposées (que vous pouvez lire sur le site de la Ferm'hier) ainsi que la visibilité de la ferme pédagogique bio.

On notera un projet de partenariat avec Hottemme (exposition vie rurale et biodiversité), ainsi que l'ouverture imminente d'une deuxième salle pour accueillir les grands groupes.

28 février 2012

La Ferm'hier : une ferme pédagogique bio. La genèse (1/2)

Depuis septembre 2011, la ferme HENRICOT de Morville a ouvert une ferme pédagogique bio : la Ferm'hier.

Il existe 2 fermes pédagogiques sur Durbuy : la Verte Prairie à Septon et la Ferm'hier à Morville, mais seule cette dernière est également une ferme bio.

La genèse de cette ferme pédagogique bio commence en 1991.

A cette époque, Jacques HENRICOT et son épouse Véronique LABOULLE gèrent, à Morville, une exploitation agricole conventionnelle d'une cinquantaine d'hectares avec un cheptel de vaches laitières et de BBB (vaches allaitantes).

En 1999, les agriculteurs du pays sont confrontés à la crise de la dioxine, à la crise de la vache folle, à la fièvre aphteuse. Les HENRICOT explorent plusieurs pistes car pour eux, c'est clair, il n'est plus possible de travailler avec des méthodes qui dénaturent non seulement l'essence même du travail agricole, mais également la nature.

Une reconversion au bio semble la piste la plus judicieuse, mais une reconversion ne s'improvise pas car le cahier des charges est draconien.

Il comprend :

  • La suppression des pesticides, fongicides, engrais chimiques
  • Les aliments pour le bétail doivent provenir de l'exploitation ou être certifiés bio.
  • Les cultures d'oléagineux, de pois, de féveroles doivent être lancées
  • La façon de travailler les herbes doit également changer afin privilégier les légumineuses qui produisent de l'azote plutôt que le contraire.
  • Le bien-être animal est impératif, les césariennes ne peuvent dépasser 20% des naissances. Ils sont amenés à se séparer des BBB (césariennes de 100%)

Ils vont donc privilégier la race limousine (viandeuse), les pie-noire et pie-rouge comme laitières.

Cette reconversion prend 2 ans - pendant lesquels la production "bio" est vendue comme production classique - avant de déboucher sur la production de lait bio et de viande certifiée bio que la ferme écoule par la coopérative de viande bovine bio GVBOB (Groupement de Viande Biologique d’Origine Belge) qui fournit des grandes surfaces comme Delhaize.

Les HENRICOT sont des pionniers du bio sur la commune, les doigts de la main sont trop nombreux pour compter les fermiers durbuysiens bio, à ce moment.

Quant aux producteurs de viande bio à la même époque, ils ne sont que 4 issus des provinces de Luxembourg, Namur et Liège. Les résistances au changement sont bien présentes dans le milieu : peur du "qu'en dira-t-on" et difficulté de se remettre en question.

Les aides sont pourtant présentes, ce qui a incité d'autres producteurs à se convertir au bio. Depuis 2004, le montant total des subventions spécifiques a augmenté de 53 %. Actuellement, un agriculteur qui exploite 64 hectares, recevra 23.200 euros les deux premières années (pour sa reconversion) et 13.600 euros de primes les années suivantes. Source

Ce qui explique que le nombre de producteurs bio a progressé de 60%. Il y aurait, semble-t-il, une petite vingtaine d'exploitations bio actuellement sur la commune. Sur les 7 fermes de Morville, par exemple, 4 se sont converties au bio.

L'étape suivante pour les HENRICOT sera la diversification de la production.

En 2005, la filière "poulet bio" se met en place avec un nouveau poulailler aux normes bio et une intégration à la coopérative de valorisation du poulet bio BELKI.

Depuis juillet 2011, les HENRICOT ont appris qu'une partie de leurs terrains (14 hectares) était passée en zone Natura 2000. Une partie de ces terrains est située sur la Calestienne de Bomal à Barvaux (Mont des Pins, Hottemme), une autre sur la zone de la Basse Vallée de l'Aisne.

Le problème pour un exploitant agricole est que les zones Natura 2000 sont regroupées en Unités de gestion (UG) au nombre de 5. À chaque Unité de gestion correspond une liste de mesures particulières à respecter.

Pour une UG, on aura pas exemple : pas de fauche, ni pâturage avant le 15 juin, pas de compost, de lisier, pas d'engrais naturel. Une autre UG autorisera compost et lisier mais à dates prévues. Voir ICI

Actuellement, la ferme HENRICOT participe comme fournisseur de poulets bio au projet RutabaGac, créé à l'initiative de Jean-Marc JALHAY sur la commune. Le RutabaGac se veut :

Une alternative à la grande distribution en créant un partenariat de proximité entre producteurs et consommateurs pour produire et consommer autrement. Le GAC rassemble plusieurs ménages, à intervalle régulier, qui optent pour des produits de qualité auprès de producteurs et transformateurs locaux. L’essentiel des commandes concerne des produits de consommation courante comme le pain, les produits laitiers, les fruits et légumes, la viande…

Les « gaqueurs » acceptent donc une formule basée sur une démarche dynamique et collective qui renoue avec une logique de circuits courts.

La démarche est citoyenne et solidaire. Source

En 2009, Lise, la fille de Jacques et Véronique, termine ses études d'institutrice mais ne trouve pas d'emploi stable.

Commentaires

* Dans le répertoire économique du site web de la Commune, je suis étonné que la ferme HENRICOT ne figure pas dans le sous-menu "Alimentation locale/artisanale/bio" avec l'intitulé "produits biologiques",  pas plus que dans une recherche par localité > Commerces > Wéris alors que la ferme vend des poulets bio aux particuliers.

Il y a d'ailleurs, me semble-t-il, un petit problème de programmation (et vous savez ce que je pense de la qualité du site web communal), car certains commerces peuvent être repris avec l'intitulé "alimentation locale/artisanale/bio", ce qui peut donner une information erronée sur la "qualité" du commerce.

En effet, si la perception de la qualité d'un produit local, de terroir ou artisanal fait référence au goût et au lieu de production,  un produit bio, quant à lui, renvoie à un mode de production spécifique et réglementé (voir les contraintes ci-dessus). Pour pouvoir s'intituler "commerce bio", celui-ci doit dès lors impérativement être agréé par un organisme certificateur.

Une possible et regrettable confusion de genres - puisque l'utilisation du terme «bio» ou «biologique» est légiférée - serait donc regrettable pour une commune qui vise une excellence que je suppose aussi concerner la qualité des produits locaux.

* En parcourant les cartes du portail wallon, je me suis rendu compte d'un détail curieux dans le tracé Natura2000 de la Calestienne Bomal-Barvaux, faudra que j'y revienne.

* Je suis surpris de voir le peu d'intérêt manifesté sur le site Ecolo-Durbuy, par ailleurs instructif, pour les exploitations agricoles bio situées sur la commune. Pas même une liste, une présentation des fermes par exemple.

C'est surprenant, car l'agriculture bio (développement durable) est quand même, avec les énergies renouvelables, le fonds de commerce le coeur de cible de la pensée écologique. Il existe toutefois une situation paradoxale pour le parti Ecolo. On peut avoir une pensée peu ou prou écologique, sans nécessairement être adhérent écologiste. Mais si la pensée écologique doit s'étendre, il faut évidemment qu'elle dépasse les limites du seul parti Ecolo.

La suite de la Ferm'hier dans un prochain billet.

4 février 2012

1733 Durbuy

Vous le savez, depuis ce WE, si vous devez consulter un médecin du vendredi 20h au lundi 8h, ainsi que les jours fériés, vous devez d'abord passer par le 1733 qui en fait débouche sur le service 100 de Arlon.

Rien ne sert donc de vous présenter spontanément au poste de garde de Marche, contrairement aux services des urgences où cela est possible.

Quelques précisions depuis mon billet.

Le poste de garde compte 3 médecins qui se relaient toutes les 12h. L'idée pour les médecins est de limiter la garde à 12h/mois. Deux restent au poste et un est volant avec chauffeur. Il est également possible d'envoyer une navette au domicile du patient.

Il faut toutefois constater que le poste de Marche est celui qui couvre la plus grande superficie et doit répondre aux besoins de 73.000 habitants.

On verra à l'usage évidemment. Il faudra voir comment cela fonctionnera lorsque les très nombreux camps de vacances auront envahi Durbuy et que les campings seront remplis.

C'est bien de centraliser mais les particularités locales sont perdues de vue.

Prenez les dentistes par exemple. Il faut faire le 100 pour connaitre le dentiste de garde.

Or le dentiste de garde peut très bien être situé à Gouvy, soit ~100 km AR. Alors qu'un dentiste de garde est peut-être situé à Aywaille (44 km AR). Mais le 100 refuse de communiquer son nom, changement de province.

Pour les pharmacies de garde, le site pharmacie.be calcule les pharmacies de garde les plus proches en fonction de votre domicile, et donc y compris en province de Liège.

27 janvier 2012

Les intervenants sociaux de Durbuy

Bon, autant dire que ce n'est pas du gâteau, je vais essayer de collationner les différents intervenants sociaux actifs sur la commune de Durbuy.

Il existe de nombreuses structures actives à finalité sociale (luttant contre l'exclusion sociale) sur le territoire communal, dans différents domaines qui s'entrecroisent.

Pour s'y retrouver un peu, il faut savoir qu'il y a des "structures" qui dépendent des membres du Collège en fonction de leurs attributions, et d'autres qui sont constituées en ASBL généralement para-communales, mais pas toujours.

Une ASBL para-communale est une ASBL dont le CA et surtout le Bureau du CA sont verrouillés par les membres du Collège communal et à l'occasion par des élus de la majorité communale. Ce qui peut à l'occasion donner des présidences d'ASBL qui suscitent une curiosité dubitative.

En langage politiquement correct, une ASBL communale, c'est une ASBL dans laquelle "une commune, directement ou par l’intermédiaire de mandataires et/ou de tiers agissant en leur qualité de représentant de cette commune, fonde ou adhère à une asbl à laquelle elle confie une ou plusieurs missions d’intérêt communal".

L'Union des villes et communes de Wallonie estime que les ASBL communales devraient répondre à des règles bien précises

  • la conclusion d’un contrat de gestion pluriannuel et renouvelable entre la commune et l’asbl;
  • l’établissement d’un rapport annuel d’évaluation de l’exécution du contrat de gestion;
  • l’instauration d’une minorité de blocage

Source

Il y a bien des syndicats d'initiative pour les touristes, pourquoi pas une Maison du social ?

Imaginons donc une Maison du social qui serait découpée en Espaces qui ne seraient pas nécessairement des locaux pour toutes les associations sous peine de devoir disposer d'un immeuble à "appartements" multiples.

La structure faitière serait un Espace "Coordination sociale" qui serait un lieu de documentation (données, études, répertoire social communal), un lieu de réflexion et d'orientation des politiques sociales au niveau local et un interlocuteur des instances communales dans la mise en place d'une politique générale cohérente et intégrée.

Il y aurait donc des espaces :

A finalité professionnelle

  • Un Espace "Intégra Plus" - Président CPAS M. Bonjean
  • Un Espace "Maison de l'Emploi" - Président J.M. Jalhay + Vice-président M. Bonjean
  • Un Espace" Agence locale pour l'Emploi" - Président J.M. Jalhay + Admin F Dumoulin
  • Un Espace "ASBL Titres-services Durbuy" - Président J.M. Jalhay + Vice-président F. Dumoulin
  • Un Espace "Dureco" - Président F. Paquet et Vice-Président M. Bonjean

A finalité "Qualité de vie"

  • Un Espace "Antenne sociale" = Plan Habitat permanent - Présidente L. Le Bussy + Vice-Président M. Bonjean
  • Un Espace Agence Immobilière Sociale Nord-Luxembourg
  • Un Espace "Maison citoyenne", émanation du Plan de Cohésion sociale - Président F. Dumoulin + Vice- Président M. Bonjean
  • Un Espace "Cellule égalité des chances" - ??
  • Un Espace Maison médicale, vu le fort pourcentage de personnes précarisées accueillies
  • Un Espace "ASBL Forum de la Mobilité" - Tutelle M. Bonjean (Edité) + Président jacques Delcourt (CDH), Vice-président M.Bonjean + Admin. délégué F. Dumoulin, mais est également concerné l'échevin J.M. Jalhay qui a les personnes à mobilité réduite et personnes handicapées dans ses attributions.
  • Un Espace "Centre de Services Communs" - Echevine L. Le Bussy
  • Un Espace "Resto solidaire asbl"

A finalité "culturelle"

  • Un Espace "Centre Alpha"
  • Un Espace "Lire et écrire"
  • Un Espace "Coordination des Ainés" - Président CPAS M. Bonjean
  • Un Espace "Commission de la Petite Enfance" - Echevine L. Jamagne
  • Un Espace "Coordination Accueil temps libre" , ex-coordination extra-scolaire - Echevine L. Jamagne
  • Un Espace "Ecole des devoirs" - Echevine L. Jamagne

Ce qui frappe surtout dans les différents espaces dépendant du pouvoir communal, c'est la multiplication des élus gestionnaires pour une même activité.

De plus, chaque échevin se voit attribuer une "belle-mère" du parti co-contractant dans la majorité communale.

Il faudrait assurément simplifier l'organigramme des attributions scabinales, et tant pis pour l'un ou l'autre ego !

Tiens, vous avez vu, la commune de Marche a  mis en place une plate-forme du volontariat, voir ICI

Voilà une idée qu'elle est bonne

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